Je me mets à faire le tour de cette architecture ténébreuse, brillante et massive. Chaque vitrail dépeint une scène de la vie quotidienne des temps médiévaux. Tout travail -draperie, poissonerie, culture des champs...- est une oeuvre rituelle dont le souffle actif ne paraît pas seulement humain. Tous les jours, chacun espère en la bonne fortune pour accomplir son labeur et croit en un bon vouloir divin si le soir tombe naturellement sur sa tête.
Il me faut rentrer dans la chapelle où figurent les quelques mots aux caractères mystérieux. Je me guide à l'aide de ma torche et m'approche de l'autel. En faut de ce dernier, des caractères me semble-t-il latins ornent un tableau différent par son sujet des vitraux extérieurs. Ce tableau paraît si étrange dans un lieu tel que la chapelle romane. Il représente un jeune homme dénudé, aux cheveux bouclés qui tend à ressembler aux dieux de la mythologie grecque. Je vois également ce qu'il tient dans ses mains : une roue à huit rayons. Etant encore plus près, je découvre une phrase qui pourrait être du grec. Ces syllabes hellènes s'inscrivent dans un rayon de la roue. A cet instant, je reçois un choc qui brouille toutes mes intuitions : comment concilier un autel dans une chapelle chrétienne, une inscription latine, un dieu gréco-romain, un symbole celtique -la roue- et quelques mots grecs ?
A ce propos, il exista un dieu, Apollon Belenos dit Apollon le brillant, Apollon le Lumineux plus proche du dieu solaire du Norique, ancienne province romaine dans la Gaule antique. En Gaule, la roue représentait le Soleil...
Par youri
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Dimanche 19 novembre 2006
J'aime l'Histoire et les histoires... Vous êtes-vous déjà plongé dans le passé en méditant sur le comportements des anciens, leurs sujets de joie et de crainte ? Savez-vous combien le religieux et surtout le mysticisme superstitieux ainsi que la magie étaient présents aux époques antiques et médiévales, à la Renaissance aussi. Le soleil ne pouvait se lever puis se coucher sans que l'on implore déesses, dieux ou démons de toutes sortes. Le physique prenait une place peu embarrassante dans la vie sauvage de ces temps-là. J'essaie de saisir du mieux que je le peux ces attitudes si étranges et purement humaines à la fois. C'est pour cela que j'irai de nouveau là-bas, sur la colline, étudier et décoder la phrase...
Déjà, le désir de creuser en arrière enflamme ma raison et je sors, gonflé de ma passion, en direction de l'hospice. Je monte de façon plus abrupte; ce sentier sinueux presque labyrinthique cacherait peut être un minotaure. Mon front est perlé de sueur; j'entends une chouette elle aussi aux allures grecques. Peu à peu, mes pas s'accélèrent, je ne les commande plus, ils me guident vers le lieu de culte sans qu'aucune pensée étrangère ne vienne troubler ces instants d'attention suprême. Cette intense passion mène mon corps et dirige mon esprit dans le noir obsédant. Rien ne traverse plus mon cerveau, matière maintenant toute dévouée au plaisir de la recherche.
Soudain : une image m'éclaire. La clairière dans laquelle je me trouve ouvre sur ce monument vieux de pierres et flambant neuf grâce aux rayons de la lune dans les vitraux si colorés.
Par youri
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Mercredi 15 novembre 2006
Je reste pénétré de cette pénombre silencieuse et sous le choc invisible, je sors de la pièce. Pensant aux difficultés qu'il me faut résoudre, je me convainc de continuer mes recherches. Décrypter me paraît bien insolite et fascinant pourtant...
Ce mur déjà aperçu dans les ruines de la chapelle abritant l'ancien culte de Bélénos m'intriguait à souhait. Ouvrait-il sur la clef de la sophia ou sur un quelconque maléfice ? Le plus sage serait de traduire l'inscription. Ai-je rêvé et est-ce un appel métaphysique de l'inconscience ou bien une vérité ayant traversé les siècles ?
Beaucoup ne croient pas qu'il puisse exister une voie différente de l'habituelle pour ce qui est de l'intuition et de la perception. Beaucoup se basent uniquement sur le connu et le maîtrisé sans toutefois savoir que pourraient coexister le non-connu ou le mal-connu et en fin de compter l'in-connu. ici réside la difficulté : trouver l'autre voie... Il me semble que tout n'est pas mécanique, seulement cartésien et mathématique. Reste à lire "entre les lignes". Je ne veux pas dire que tout le monde est incohérent mais plutôt que cette cohérence paraît moins évidente qu'un signe arithmétique. C'est pour cela qu'il paraît nécessaire de s'initier. Sa propre initiative, venant du plus profond de soi, de l'en-soi, pour soi donnera les clefs des énigmes de la vie vue sous un angle original. Ainsi, il me reste à poser les bases de ce récit-discussion, à savoir : comment la passion du vécu pourra-t-elle laisser place à l'imaginaire, au métaphysique, au mystère ? Le cadre proposé va tenter de constituer un judicieux support à notre débat : une inscription, semble-t-il ancienne, dans une chapelle du Moyen-Age, édifiée sur els ruines d'un temple dit païen.
Par youri
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Mercredi 15 novembre 2006
Ricanement grinçant sclérosé par la haine
Teint de mauve pâle le chateau du dictateur
seul.
Aboiement du sang, déchiqueté des victimes,
seul
Attendre éventré mais aimé de regards.
Perdus ici où l'ailleurs n'est plus que rumeurs,
Femmes vendues, vidées diaboliquement violées;
mal
Rien. Passé vécu avec tremblements lourds.
Il dort les épaules droites ornées de croix dorées.
Râle
Universel conquis, autant de blâmes. Heurts
Des vies éventrées d'un coup sec, net et ludique
Mort
Linceul flottant. Permission de tous. Et moi ?
Vers
Des remords tardifs et fautifs. Je m'en sers
A l'encre d'un seul pour tous, je signe car
je me meurs.
Par youri
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Minuit moins dix à ma montre. Comme en début de soirée, je tremble de tous mes membres. La fièvre revient à tout rompre et je ne me domine plus. Par des gestes maladroits, je réussis à sortir de cette chambre en désordre qui me sert déjà depuis un an de logement. Doucement, je longe les murs du boulevard lesquels sont couverts d'affiches politiques crachant la soif de pouvoir des potentils élus locaux. Les voitures passent en nombre malgré l'heure tardive. On approche de Noël et les gens sortent un peu de chez eux. Mais moi, ce n'est pas la même chose. Les autres me narguent et m'agacent à longueur de journée. Ils me traquent à n'en plus finir : je suis Juif. Je crois que les émanations du Nazisme traversent le temps et chacun d'entre vous êtes contre moi.
POUR CONNAITRE LA SUITE RENDEZ VOUS LA SEMAINE PROCHAINE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
CHERS ABONNES PORTEZ VOUS BIEN !
Par Levinas
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